28 février 2012
WORKING DAY AND NIGHT
Je m'étonne de voir avec quelle régularité j'arrive enfin à travailler ! Le cap est-il bel est bien passé ? Je ne crie pas victoire. La somme de travail est conséquente. Mais je suis là, aujourd'hui, comme tous les jours depuis plusieurs semaines, devant mon écran, guitare à la main, clavier branché. Je revis.
Je passe d'un morceau à un autre, pose une batterie, une basse, écoute, réfléchis, écoute, écoute, écoute encore, trouve, pose, écoute, laisse respirer. Je me suis forcé un peu aussi. C'était une évidence. Un vieux titre qui n'avait jamais eu la chance d'être enregistré. "Alienor". C'est son nom. Difficile de revenir sur ces anciennes mélodies sans lutter, un peu. Et puis, contre toute attente, le lendemain, le plaisir revient. Et je m'amuse à nouveau. Comme si je regardais un album photo. Le simple plaisir de l'écouter aussi, enfin.
Un autre encore. Il s'intitule pour le moment "On your own". Une guitare et une mélodie forte, dont je suis très fier, que je n'avais encore jamais pris le temps de poser. Il n'y a pas de texte. Pas encore. Juste une idée, un thème : le retour vers soi. C'est d'actualité. Et pourtant, voilà des mois que ce chant et cette guitare me trainaient dans les mains sans que je fasse l'effort de m'en occuper. Pauvre garçon. Attendre quoi exactement ?...
Tout ça, c'est fini. J'agis. J'essaye. Je travaille. Pour de vrai. Tous les jours. Et ça me rend heureux. Je me trompe aussi, mais au moins je fais. J'arrête de rêver. Je vis. Et ça nourrit mes rêves. Ironie...
...
Par exemple...
Dans ma tête, depuis trop longtemps, une sorte de... d'ouverture pour le live. Un texte qui parle de la scène. Ce lieu singulier où je suis né. Une idée de basse ronronnante, épurée. Une batterie presque funk, une cloche. Un titre provisoire: "Open your eyes". C'est tout ce que j'avais.
Je suis parti là dessus. Branché mon clavier midi sur mes plugs Battery et Reason, afin de pouvoir éditer, structurer, changer de son, la hauteur d'une note, d'un simple clic informatique. D'une rapidité sans égale pour un rendu bluffant. Très vite la cloche a disparue. Trop lourde. Mais le beat funk est resté. Je me suis ensuite installé au clavier. Une très vague idée harmonique d'abord. J'ai tatonné. J'ai repensé à Jackson, Earth Wind and Fire, Kool and the Gang, Wonder... J'ai trouvé de quoi me satisfaire. Rien de génial, mais le riff est amusant. Laissons lui sa chance. Je ne suis pas habitué à faire ça. Ne plus me censurer. La basse évolue. J'aime. Elle trouve sa place dans le beat. Un sample de guitare funky, pour voir. Juste pour voir... Oh. Fun. Je danse tout seul :)... Un charley house caché derrière. Je sais le faire, et j'aime ça, lors de remix pour les groupes de mes amis. Eh, pourquoi pas là ?... C'est évidemment incomplet. Ca n'en fait pas une chanson. Je n'ai même pas de mélodie. Ou plutôt si. Mais un peu de recul suffit à me prouver qu'aucune n'est de moi. Satanées influences ! Je suis une éponge ! On verra plus tard. J'aime l'écouter. Alors je l'écoute. Et je prends du plaisir. Simplement.
Et plus je l'écoute, plus je me dis que l'harmonie me plait mais n'est pas très adaptée à ce que j'avais en tête au départ. Alors je calme. Je me remets à mon piano. Je passe en ternaire. Ca marche. Ca appelle même d'autres harmonies. Je fais tourner un peu. Une sorte de refrain, une sorte de couplet. Je ne suis pas convaincu, mais je pose quand même. Une batterie et une basse, simples, évidentes, juste pour voir ce que ça donne...
Je tourne autour, je sens que c'est pas loin. Doubler les accords. Prendre le temps. Prendre de l'envergure. Un orgue. Epique. Les harmonies tournent, je découpe et recolle, comme un puzzle, je sens que je ne suis pas loin d'être vraiment content... De la puissance... Je la tiens, elle aussi. Cette mélodie qui tournait autour, trois simples notes. Juste trois notes. Enregistrées avec un synthé. Pas le temps de faire des voix. Et puis ça peut encore changer. Je cherche. Mais ce refrain. Ca c'est un refrain. Je l'entends. Avec ma voix, les choeurs, les guitares. Il est là. Le reste n'est que fioriture. En tout cas, est à même d'évoluer encore. Je le sais déjà. Je n'y tiens pas plus que ça. Mais j'ai ce refrain. Ce beau refrain. C'est déjà ça.
...
Je vais arrêter là. Laisser respirer. Aller manger. Au fond, je n'ai pour le moment aucune idée de ce qui restera de cette journée. Juste le sentiment d'avoir fait ce que j'attends de moi. D'avoir travailler, comme tout à chacun. Comme un cuisinier qui cherche une nouvelle recette. Un comptable qui se bat avec ses rapports. Juste un travail. Un métier. Mon métier.
Je suis musicien.
05 février 2012
ARTS & CRAFTS
Le Havre est sous la neige. Une douceur qui me rappelle combien la vie peut être douce parfois. J'ai passé tellement d'heures, enfant, à regarder tomber les flocons sur les toits du village où je vivais, à écouter le silence réparateur, la nature qui reprend son souffle. Je me remémore ces instants de bonheur simple chaque hiver. C'est bon.
Je me surprends à aller de l'avant. J'ai arrêté ma thérapie. Je ne sais plus trop si j'en ai vraiment besoin. En tout cas, pas de cette manière. Et je crois ne plus avoir assez d'argent en poche pour m'offrir ce luxe. Mais j'ai trouvé une alternative, personnelle, inédite, pour exprimer ce que j'ai tant de mal à mettre en forme en musique. J'ai toujours été inspiré par l'image, le dessin, les arts graphiques. J'ai toujours, plus ou moins, dessiné. Alors, guidé par une idée longtemps mise de côté, j'ai commencé un travail que j'appelle "les Psycodes". Ce sont des "tableaux", où les mots s'imposent, s'entremèlent, se cachent ou s'affirment. Comme des règles de vie à lire chaque jour pour ne pas perdre de vue son projet. J'ai retrouvé, il y a quelques semaines, le cahier dans lequel, adolescent, j'écrivais tous les textes, poêmes, de mes chansons. La plupart sont écrits en français. Bien sûr, il ya beaucoup de jeunesse, un romantisme maladroit, exacerbé par l'étude de Rimbaud, Verlaine et Apollinaire. Mais j'ai aimé y lire quelques formules, souvent impudiques, dont je n'ai pas à rougir. J'y ai lu aussi tous les thèmes et questions dont je ne me suis aujourd'hui toujours pas débarassés. Vingt ans après. Peut-être vivrais-je toute ma vie avec eux ?
Soit. Alors, lâchons prise, et osons pour quelques heures, instinctivement, les poser sur un écran, sur de la toile, sans mentir ni plaire, juste pour évacuer. C'est d'une légèreté. Celle que je devrais trouver dans ma musique. Et, contre toute attente, ça la nourrit. L'envie revient. Ce n'est pas, je crois, un échappatoire cette fois. Au contraire. J'apprend à prendre du recul. A créer sans arrière pensée. Sans pression. A accepter l'instant et l'inspiration du moment. J'aime certaines oeuvres plus que d'autres mais ce n'est pas un problème. Elles sont telles quelles. Libres et présentes. J'en accepte les défauts, ce que je m'interdis stupidement dans ma musique.
Quatres Psycodes seulement. Pour le moment.




Un autoportrait...

... et une diversion.

Deux ou trois heures seulement de travail sur chaque oeuvre. De l'instinct. Simplement. De la liberté. Et du sens, malgré tout. Est-ce si difficile de mêler cela à ma musique ? De poser ce que j'ai en tête et de réfléchir, seulement plus tard, si je dois la défendre ou la conserver, bien au chaud, dans mes archives, comme tous mes anciens textes ?...
Alors, j'ai repris le travail. J'ai compté, encore, tous les morceaux en friche ou pas, qui n'ont jusqu'à présent pas été enregistrés. Une vingtaine. Plaisir. Je me force à coucher ne serait-ce qu'une guitare et un chant, à les écouter, à les mener jusqu'au bout. Ne serait-ce que pour le souvenir. Pas de censure. De l'instinct. Joie.
Je reviens.
05 janvier 2012
A CHANGE IS GONNA COME
Une nouvelle année qui démarre. Deux ans ont passé.
C'est, pour tous, souvent, l'heure du bilan.
Et moi ? Qu'ai-je fais ? Que me reste-t-il à accomplir ? Quelle route dois-je emprunter pour arriver, enfin, à me sentir heureux ?
Je ne sais même plus où mes paroles se sont arrêtées. Je n'ai pas relu ce carnet depuis. Je me suis lancé dans un projet et me suis perdu en chemin. Tellement de fois.
J'ai lutté pour croire que ce que je vivais me rendait heureux. J'ai suivi sans réfléchir la route que suivait le plus grand nombre, convaincu d'être un membre actif de la masse, rassuré par la monotonie du quotidien. Et puis non. J'ai aimé, tellement. J'ai pris soin de mes deux enfants, jusqu'à en oublier de prendre soin de moi. Et j'ai craqué. J'ai senti cette violence en moi prendre le dessus. Je ne me suis pas reconnu. Je me suis caché derrière mes sourires. J'ai crié sur l'innocence. Je me suis blessé dans l'alcool.
Alors je suis parti. Il valait mieux. avant de faire vraiment mal, avant de commettre l'irréparable, envers ceux que j'aime. Et envers moi.
Je suis parti pour me calmer. Me retrouver. Voir de quelle manière et avec quel courage j'étais capable, seul, de prendre ma vie en main. Sans elle. Sans la suivre comme cet enfant soumis que je déteste davantage jour après jour. Etre assez fort pour dire non. Ne pas craindre que la Terre implose sous ce simple mot. Non.
Non, je ne veux pas vivre doucement. Non, je ne veux pas quitter Paris pour les enfants. Non, je ne veux pas m'enterrer vivant alors que tout reste à faire. Non, je ne veux pas d'une vie sage et sans histoire. Non, je ne veux pas abandonner mes rêves de voyages, au son de ma guitare, sous les sourires des gens, sous les applaudissements. Non, je ne veux pas me sentir enfermé par l'union et la famille.
J'en ai plus qu'assez de tricher sur ce qui palpite en moi. Je le sens, ce désir de vivre, d'aventure, de passion, de surprise. Une vie différente. Une vie qui me donnerait le sourire chaque matin. Une vie où je n'aurais pas le temps d'écrire ces lignes, trop occupé à aller ça et là, partager mes chansons, parler de ce coeur qui m'anime, rouler, écrire, chanter, rencontrer des gens.
Une vie loin de tout ce que Maman m'a montré. "Je ne veux pas laisser de trace" a-t-elle dit. Si souvent. Et si moi, je ne veux que ça, où puis-je trouver l'énergie, comment puis-je en ressentir ne serait-ce que le droit ? Je prends le droit de vivre comme bon me semble. avec ces longs moments de solitude, avec mes erreurs, mes doutes, mon compte en banque qui va et qui vient. Je pars. Je me retrouve seul dans un petit appartement sous les toits. Un cocon. Une niche. Chez moi.
Je m'y sens bien. C'est mon espace. C'est mon antre. Ma loi. Les enfants le comprennent. Elle le comprend aussi. Il aura fallu un peu de temps. Après la discorde, les mots qui font mal, le déballage, le combat. Elle est là. Encore. C'est mon amie, la meilleure. Mon amour. A tout jamais. Et je le fuis comme on fuit le danger. C'est comme si je sentais que la quitter est la plus grosse erreur de ma vie, et la condition à ma survie. A ce rêve que je suis depuis tant d'années. Malgré les échecs, la réalité, l'âge.
J'ai eu 36 ans il y a un mois. Seulement 36 ans. Et je me sens presque déjà comme un vieillard. Lassé, aigri de ne pas avoir vécu sa vie comme il l'espérait. Je me sens vide. Non pas d'idées, j'en fourmille ! Mais d'énergie. Parfois même d'envie. C'est comme si j'avais laissé tellement d'autres choses m'éloigner de ma route que revenir sur le bon chemin était impossible.
J'ai tellement peur. Peur de vivre pour de bon. Peur de lâcher prise auprès de mes proches et leur laisser porter le fardeau. Peur de ne pas être ce que je veux. Ce que j'espère. Un artiste reconnu, un homme bon, un mari fidèle, un père attentif.
Je travaille, dans mon nouveau chez moi, sur des projets qui m'éloignent de moi. C'est tellement plus simple, tellement moins risqué. Je fume jusqu'à m'en écoeurer. A croire que je cherche à détruire ma voix, ce don qui m'a été donné et qui m'a fait croire tant de merveille. Ce pour quoi les gens m'aimaient et me trouvaient bon. Ce qui me fait vivre aujourd'hui. Plus de voix, plus de projet, plus de doute. Une vie tranquille et discrète. Comme Maman le veut. Et des regrets jusqu'à ma mort.
Je fantasme ma vie, derrière un écran, imaginant des scènes, des scénographies, des chansons dans ma tête, sans prendre la peine, ou avec une telle difficulté, d'en coucher quelques notes sur bande. Hey ! Que crois-tu qu'il va se passer ? Crois-tu que le monde lit dans tes pensées ? Toujours ce boulet. Fais ! Agis !!! REVEILLE TOI !!! MAINTENANT !!!
Pourquoi alors as-tu quitter femme et enfants si ce n'est pour te reprendre en main ? Pourquoi restes-tu planté chez toi sans travailler, composer, répéter, travailler ta voix, ta guitare, faire ce pour quoi tu as tout sacrifié, jusqu'à ta propre famille ?!!...
Ou est-ce pour te cacher ? Mourir à petit feu parce que tu es trop lâche pour te saigner ou te bouger. Grossir, boire, fumer, t'endormir, pour toujours. Te faire oublier. Ne pas laisser de trace.
Quel gâchis. Quelle honte.
Ne sens-tu pas pourtant combien tu es bien lorsque tu y vas ? Combien ça te remplit, te fait vibrer ? Un remix, une date, des amis, et te voilà sur les rails. Tu travailles. Et tu travailles bien. Tu le sais malgré tes doutes. Tu composes pour les autres, tu te sens généreux, c'est bien mais, pour toi, que fais-tu ? Pourquoi n'oses-tu pas sortir de ton esprit ces mélodies, ces sons ? Pour les filles qui les chanteront, les gars qui les joueront, les amis qui n'attendent que ça et qui ne comprennent plus, pour l'audience.
Rappelle-toi ce soir. Ton premier concert. Peut-être le plus beau moment de toute ta vie. Ce n'est pas glorieux, très égoiste même, mais tu sais que c'est le plus beau jour de ta vie. Lorsque cet adolescent timide et introverti s'est transformé en bête de scène, sautant partout, libre comme le vent, fort comme jamais, beau, aimé et admiré. Ca t'a envahi. Tu étais enfin bien. Heureux. N'oublie jamais ce moment.
Deux ans.
Une chanson.
Des parasites.
Le vide.
J'ai déjà sommeil.
09 novembre 2010
KEEP ON FIGHTING
Un an. presque un an que je me suis lancé dans l'entreprise de réaliser enfin cet album. Juste quelques chansons qui ne changeront pas la face du monde. Juste le témoignage d'un homme comme les autres qui essaye tant bien que mal de s'exprimer, de se faire entendre. Et aimer.
Pourquoi dois-je traverser autant d'épreuves pour parvenir à cette fin ? Cette fin sans histoire.
Un an à puiser en soi l'inspiration, l'énergie, la foi.
Parasiter par les taches quotidiennes, encore, par le souffle coupé d'un amour qui se tâche, par un mental qui me lâche. J'ai envie, le besoin, de hurler.
Je ne me reconnais plus. J'étais un garçon sensible et patient, capable de prendre énormément de recul sur les choses tout en les vivant avec une sincérité sans faille. Et me voilà aujourd'hui accablé par le poids d'être père, par les frustrations de ne pouvoir juste être écouté et suivi par les membres de ma famille. Je lutte. Comme je lutte. Tous les jours. Certains d'entre nous ont cette aura naturelle qui impose le respect. Quoiqu'ils disent, ils sont écoutés et obéis. Je ne suis pas de ceux là. C'est comme si j'avais perdu la confiance de mes proches, toute confiance. Je l'ai mise à mal envers Elizabeth, ma compagne. J'ai ressenti le besoin de séduire et d'être séduit par d'autres femmes. Comme prendre une simple bouffé d'air quand on se noye. Alors, je comprends sa méfiance. Je comprends sa déception. Elle qui croyait avoir en face d'elle un être exceptionnel, intègre, franc et solide. Je ne suis qu'un homme comme les autres. Lâche, rempli de doutes et de questions, effrayé par un avenir que je ne peux même pas deviner. Juste imaginer, dans mes rêves lascifs et paresseux.
Mes enfants, mon sang, si jeunes soient-ils, perdent eux aussi cette confiance. Je le sens. Et c'est insupportable. Un regard, un simple regard, et je perds pied, devient violent, incohérent. C'est comme si je sentais le besoin de me défendre de la meute. Je suis le mâle dominant qui doit être battu. Je n'ai pas le respect tant attendu.
Et c'est dans cet univers où je cherche ma place, naturelle et sereine, que je dois exprimer mon moi profond en musique. Si futile soit cette démarche. Elle est tellement indispensable à mon bien-être. Je me sens seul, oublié. Oui. Quelques notes, juste ça, et tant à dire avec elles. C'est mon âme que je donne en patûre. C'est mon coeur. C'est moi. Comment s'écouter quand les voix autour vous disent que vous ne valez rien.
Alors je m'échappe. Je travaille pour d'autres. Je mets mon savoir-faire à profit d'autres projets, moins sensibles, moins vitaux. J'ai réalisé la démo d'un ami, pour l'aider, et m'aider moi aussi. Il s'appelle LUDE. En voici un extrait.
Il avance. En dépit d'un compte dans le rouge, sans perdre le nord, sans perdre foi en lui. Je l'envie. D'autres morceaux enregistrés ensemble sur www.myspace.com/ludemusik
Je partcipe à un concours de reprises lancé par l'excellent groupe parisien GUSH. Je m'oublie un peu. Je prend d'autres chemins. Moins sinueux, moins dangereux.
Un univers à découvrir à cette adresse : www.facebook.com/wearegush
Je me disperse en travaillant sur la jackette d'un album qui n'existe pas. Pas encore j'espère. Parce que c'est plus facile. Parce que ça ne veut rien dire. Un sourire en coin. Ne pas s'y fier. Des mélodies majeures et joyeuses. Ne pas s'y fier. Un blanc pur et divin. Ne pas s'y fier.
Je remets tout au lendemain. Un mix inachevé. Une voix à refaire. Une structure à repenser. Une tonne de chansons à poser sur bande. Un an. Et juste ça.
STAND
C'est à croire que je fais tout pour ne pas aller au bout des choses. Pour tuer dans l'oeuf ce projet dont je suis pourtant fier, comme jamais. Par peur. Comme si je ne le méritais pas. Je suis capable de tant de choses. Et cette putain de tête qui me casse. Cette saloperie de pression que je m'inflige, et que j'inflige à mes proches. Comme si rien ne pouvait être un peu léger. Comme s'il fallait que tout soit sombre. Fatalement. Je suis fatigué de voir la vie ainsi. Je ne pourrais jamais aller au bout de mes rêves de cette manière. J'ai envie de crier.
07 juillet 2010
HUMAN AFTER ALL
Est-ce que le fait de n'avoir rien dit depuis presque 5 mois signifie que je n'ai rien fait ?...
Les jours et les semaines passent loin du regard du monde dans ce bazar d'idées qu'est mon esprit en ce moment. Sombre parfois, mais je me soigne. Perdu souvent dans le labyrinthe des évènements.
Du travail et du son, il y en a eu. STAND est en très bonne voix et devrait apparaître ici bientôt. I WON'T LET YOU DOWN la suit de près. D'autres chansons s'échappent doucement de mes doigts, de jour en jour, de fredonnements en mélodies, pour prendre bientôt naissance. Il aura fallu attendre un peu, vivre, s'échapper, pour raconter.
J'ai cru perdre ma voix. Celle grâce à laquelle j'écris cet album, celle grâce à laquelle tout à commencé. Un abcès à la gorge m'a contraint au silence pour des semaines. J'ai eu peur, c'est vrai. Réellement. Que faire si elle n'est plus là ? Comment se relever si ce qui vous tient debout s'effrite ? Chercher d'autres tuteurs, d'autres chemins à parcourir, rester fort devant ceux qui vous aiment, ne surtout pas se laisser tomber.
Elle est resté, là, avec moi. Elle s'accroche. Elle a compris ma peine. Alors je prend soin d'elle. Elle est plus belle que jamais. Elle aussi a eu peur que je l'abandonne. Mais je la tiens, je la console, je l'aime. Pour la vie.


